Quels sont les rappeurs les riches du monde

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La plupart des grands rappeurs américains ont l’habitude d’afficher leur richesse à travers leurs clips vidéo, et ce essentiellement depuis les années 1990, époque où la culture Hip-Hop s’assoie de manière définitive aux Etats-Unis. Aujourd’hui, cette richesse et devenue absolument pharaonique pour certains. Voici le Top 5 des rappeurs les plus riches au monde.

Depuis l’apparition du mouvement Hip-Hop à la fin des années 1970 dans les rues de New York, l’univers du rap a beaucoup évolué. Enfants du ghetto et membres d’une communauté des plus marginalisées il y a quelques années, les plus grands rappeurs sont aujourd’hui à la tête d’immense fortunes, qui a surtout grandit grâce à une composante majeure du Hip-Hop: l’entrepreneuriat.

 

N°5: 50 CENT, aka CURTIS JACKSON – 150 MILLIONS DE DOLLARS
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50 Cent est certainement le rappeur ayant le passé le plus difficile et celui ayant vécu le plus la violence de la rue, à New York. Après la mort de sa mère, vendeuse de drogue assassinée alors qu’il a tout juste huit ans, le jeune Curtis part vivre chez sa grand-mère. Quelques années plus tard, il se lance lui aussi dans la vente de drogue, ce qui lui vaudra de passer un séjour en camp de redressement pendant 7 mois. A sa sortie, c’est le déclic: Curtis Jackson décide de ne pas connaitre le destin tragique de sa mère et s’engage dans une carrière de rappeur. Celle-ci aurait bien pu s’arrêter subitement le 24 mai 2000, lorsqu’il se fait tirer dessus à neuf reprises dans les rues de New York. Mais qu’importe: 50cent est lancé et rien ne l’arrête. Une balle reçue à la mâchoire lui donne même dorénavant son timbre de voix si particulier qui accélérera son ascension. Entre 2003 et 2009, il a vendu 40 millions de disques à travers le monde grâce à quatre albums. Il est désormais à la tête d’une fortune de 150 millions de dollars grâce à sa musique, mais également grâce à son nouveau statut d’homme d’affaires. En effet, outre ses revenus publicitaires, il détient également 10% de la marque de boisson « Vitaminwater » , une société de production de films, « Cheetah Vision » et sa marque de casques audios « SMS Audio ». Dorénavant, Curtis « 50 Cent » Jackson est une nouvelle incarnation du rêve américain.

N°4 : BIRDMAN aka BRYAN WILLIAMS – 160 MILLIONS DE DOLLARS
birdman

Moins connu en France, Birdman est l’un des acteurs majeurs du milieu du Hip-Hop. Si son travail artistique en tant que rappeur est moins reconnu que celui des plus grands MCs de la scène rap, il est en revanche le cofondateur de l’un des labels les plus lucratifs : Cash Money Records, qui récolte chaque année plus de 100 millions de dollars, grâce notamment aux artistes YMCMB, comptant des chanteurs à succès comme Lil Wayne ou encore Drake. YMCMB est devenu un véritable empire, produisant surtout des vêtements. Aujourd’hui, sa fortune est estimée à 160 millions de dollars, et se place sur la quatrième marche de ce Top 5. Cependant, sa fortune croît de manière bien moindre que celle de 50 cent, ce dernier ayant amassé 25 millions de dollars en 2013, contre « seulement » 10 millions pour Birdman. Bryan Williams risque de se faire dépasser dans peu de temps dans la course aux millions qui se joue entre les rappeurs néo-entrepreneurs.

N°3: JAY-Z aka SHAWN CARTER – 520 MILLIONS DE DOLLARS
Shawn Carter, Jay-Z

L’enfance de Jay-Z ressemble à celle de beaucoup d’enfants issu de son quartier, Brooklyn, l’un des plus dangereux de New York. Lui et ses frères et sœurs ont été élevés par leur mère, célibataire après que son ex mari a abandonné sa famille. Dans ses morceaux, Sean Carter décrit ses jeunes années comme étant particulièrement violentes. Il affirme entre autre avoir tiré sur son grand frère à l’âge de 12 ans car celui-ci lui avait volé des bijoux. Cependant, ses activités de jeune délinquant (il dit également avoir été mêlé à des affaires de traffic de drogue) ne l’ont jamais détourné de sa plus grande passion : la musique. Déjà bien entouré dès son plus jeune âge, puisqu’il côtoie dans son établissement scolaire les futurs rappeurs Notorious B.I.G et Busta Rhymes, il créé en 1995 le label indépendant Roc-A-Fella Records, et sort l’année suivante son premier album, « Reasonable Doubt », considéré par les spécialistes comme l’un des meilleurs albums de rap de tous les temps. Sa carrière lancée, il propose à la marque Reebok de s’associer dans le cadre d’un contrat publicitaire. Depuis, la fortune du rappeur n’a pas cessé d’augmenter, et ses sources se sont fortement diversifié. Il est le fondateur de Roc Nation Sports, une agence de coaching pour les sportifs en matière de gestion de patrimoine et d’intérêts. En plus d’apparaître dans une publicité pour Samsung, il est agent de joueurs de basketball. Cette diversification lui permet de jouir d’une fortune de 520 millions de dollars.

N°2 : DR. DRE aka ANDRE YOUNG – 550 MILLIONS DE DOLLARS
Dre

Dr. Dre n’a quant à lui rien d’un gangster. Pourtant, il est une figure majeure du Hi-Hop en tant que producteur, puisqu’il a popularisé le gangsta rap californien qui, au début des années 1990, est le courant le plus populaire aux Etats-Unis. Révélé grâce au groupe NWA dont il fait partie en 1986, il monte son propre label avec Suge Knights : Death Row. Dès lors, Dr. Dre lance la carrière des plus grands rappeurs de l’époque : de 2Pac et Snoop Dogg à Eminem en passant par The Game, c’est à lui qu’on doit l’âge d’or du Hip-Hop West Coast. La fortune qu’il amasse rien qu’avec le rap est déjà vertigineuse. Pourtant, il ne s’arrête pas là : en 2008, il s’associe avec le producteur Jimmy Lovine pour créer la célèbre marque de casques audio « Beats by Dre »., dont il revend 51% des parts au géant taïwanais HTC pour la somme de 300 millions de dollars. C’est ce deal qui permet aujourd’hui au producteur américain de peser 550 millions de dollars. A 50 ans, en plus d’être une véritable légende vivante, Andre Young est parvenu à devenir immensément riche.

N°1: DIDDY aka SEAN COMBS – 700 MILLIONS DE DOLLARS
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Depuis 4 ans maintenant, c’est l’artiste Hip-Hop le plus riche au monde. En effet, Sean « Diddy » Combs sera peut-être dans quelques années le premier milliardaire issu de l’industrie du rap. Né dans une famille pauvre d’Harlem, son père, dealer de crack, est assassiné alors que son fils n’a que 3 ans. Pour éviter qu’il ne finisse comme lui, sa mère cumule trois emplois en travaillant 18 heures par jour, ce qui lui permet d’offrir à son fils le luxe d’intégrer une école privée. C’est en 1993 qu’il monte le label « Bad Boy Records » et qu’il déniche sa poule aux œufs d’or: Christopher Wallace, alias The Notorious B.I.G, véritable légende dans l’histoire du rap. Mais au moment de l’assassinat de ce dernier, les premières critiques envers P. Diddy vont être lancées. En effet, celui-ci est accusé d’avoir largement profité du décès de son protégé sur le plan commercial, en produisant pas moins de trois albums en son hommage et surtout, en ayant sorti une chanson à sa mémoire seulement trois mois après la mort de Notorious. Peu importe, ces critiques n’empêchent pas le succès de Diddy ni en tant que rappeur solo, en sortant cinq albums, ni en tant qu’entrepreneur : il est le CEO de la marque de vêtement de luxe Sean John, et est l’ambassadeur de la marque de vodka Cîroc, aujourd’hui numéro 1 du marché américain, propriétaire de la marque de Tequila DeLeón, et s’apprête à lancer une chaine de télévision appelée « Revolt », une chaîne ayant pour but de révéler des artistes de divers horizons. A ce rythme, Sean Combs risque vite de devenir indétronable.

Damien Rakotonoera

Admirateur des capacités de l’Homme à réaliser des œuvres matérielles de l’ordre du grandiose, j'ai pu aisément remarquer que c’est en s’intéressant au domaine du luxe que l’on peut apprécier ses plus beaux accomplissements en terme de savoir-faire, de progrès et même de réussite socio-professionnelles. J’ai rejoins en avril 2014 le site Luxe.net afin d’avoir l’occasion d’évoquer des sujets que je trouve particulièrement représentatif de ce qu’est ma conception du luxe à son apogée.